Peut-on sincèrement parler de persévérance scolaire ?

Décrochage

Infographie : http://www.perseverancescolaire.com

Ce sont les journées de la persévérance scolaire au Québec. Ces journées suivent la semaine des enseignants. Est-ce une coïncidence ou un clin d’oeil à la profession enseignante ? Peu importe.

C’est en lisant Le Devoir ce matin que j’ai pu apprendre que trois décrocheurs partiront en croisade auprès des jeunes d’âge scolaire pour les inciter à persévérer sur les bancs d’école. C’est une belle histoire, pleine d’altérité. Quel éducateur ne serait pas ému par cet acte de bravoure issu du J’ai fait une grave erreur et je ne veux pas que d’autres la répètent. Malheureusement, trop de jeunes ont des parcours sinueux et sont confrontés à des problèmes d’adultes alors qu’ils ne sont toujours que des adolescents. Triste constat de la société actuelle où les enfants ont des responsabilités d’adultes dans des familles, trop souvent dysfonctionnelles.

Donc, une fois par année, on part en croisade pour faire la promotion de la persévérance scolaire. On ne peut pas être contre la vertu. Cependant, au-delà de ces beaux mots et des ces quelques actions ici et là, prenons-nous le temps de nous questionner sincèrement ? Contribuons-nous au décrochage scolaire ? Comment ? Prenons-nous le temps de s’accorder ce petit répit pour faire sa propre analyse de pratique professionnelle ?

L’apprentissage serait favorisé par le plaisir que l’on éprouve à mener une tâche. Il faut cesser de considérer l’apprentissage par un simple processus cognitif. Nous le savons, la sphère émotive est omniprésente chez les jeunes d’âge secondaire. En faire abstraction dans notre intervention éducative quotidienne est une grave erreur. La motivation et l’engagement sont des éléments incontournables pour façonner l’apprentissage. Une pléthore de recherches existe à ce sujet et la formation des maîtres témoigne bien de cette importance lorsqu’il est question de signifiance : le pourquoi de l’apprentissage. C’est un peu comme si l’enseignant devenait un vendeur en ventant l’importance de réaliser une tâche donnée et d’en intégrer les fondements pédagogiques.

Tous connaissent les concepts de motivation extrinsèque et celui de motivation intrinsèque. Autrement dit, celle qui provient de l’environnement, donc des stimuli extérieurs et celle qui provient de l’individu, de son for intérieur, avec tout son schème de perceptions et de conceptions. S’il est relativement facile pour le milieu de modifier les conditions externes à l’élève pour espérer allumer son intérêt à apprendre, il en est tout autre en ce qui concerne sa perception de l’apprentissage à réaliser. Néanmoins, il existe une panoplie de stratégies de pédagogie active dont les effets auront comme prétention rendre l’élève actif dans ses apprentissages. Un élève actif en est souvent un qui s’engage et qui intègre une tâche donnée. Il la vit, il la fait sienne. Il y tient, il est motivé.

Les apprentissages solides sont ancrés dans l’action. L’élève y dégage un niveau d’investissement où il édifie son estime personnelle à réaliser une tâche au lieu de témoigner de la compétence d’un enseignant à y parvenir. Lorsqu’un système d’éducation est davantage basé sur les conventions et les traditions plutôt que sur le plaisir d’apprendre et sur la nécessité d’innover, il va de soi que les élèves, eux, se présentent en classe par obligation, et non par intérêt.

Bref, un élève doit être acteur et non spectateur de son propre cheminement. À cet égard, Montaigne citait, à juste titre :

(…) un enfant de maison, qui recherche les lettres,non pour le gain (…) ni tant pour les commodités externes, que pour les siennes propres et pour s’en enrichir et parer au-dedans, ayant plutôt envie d’en réussir habile homme, qu’homme savant, je voudrais aussi qu’on fût soigneux de lui choisir un conducteur, qui eût plutôt la tête bien faite, que bien pleine : et qu’on y requît tous les deux mais plus les mœurs et l’entendement que la science : et qu’il se conduisît en sa charge d’une nouvelle manière. On ne cesse de criailler à nos oreilles, comme qui verserait dans un entonnoir ; et notre charge n’est que de redire ce qu’on nous a dit.

Pour en revenir aux journées de la persévérance scolaire, l’initiative est louable quoique… hypocrite. On incite à nos élèves à persister dans un système d’éducation qui est rigide et qui refuse de se moderniser. Ils persévèrent dans un milieu qui ne leur ressemble pas et qui ne fait pas le nécessaire pour leur ressembler en profondeur. Vous connaissez d’autres entreprises qui se refusent de se modeler aux besoins de leur clientèle et qui survivent aussi longtemps ? À quoi bon souligner une semaine dans l’année scolaire alors que le reste du temps, le monde de l’éducation refuse obstinément de se mettre au diapason de la réalité des élèves ? Que fait-on concrètement et de façon durable pour favoriser la persévérance scolaire ? Quand cesserons-nous de considérer le décrochage scolaire comme un phénomène externe plutôt que le résultat de nos échecs en tant que système scolaire ?

En somme, à ce siècle, plus que jamais, l’école n’est plus le lieu consacré qui détient le monopole des conditions liées à l’apprentissage. Cette école québécoise est en compétition avec son entourage qui sait fréquemment comment stimuler la créativité et la curiosité de nos élèves. Grâce aux TIC, ces derniers peuvent accéder à tout un éventail de connaissances qu’ils détiennent au creux de leur poche, via leur téléphone intelligent. École et apprentissage ne sont donc plus intimement indissociables.

Il n’est pas trop tard pour s’inscrire dans la modernité et prendre le virage nécessaire au lieu de se lamenter sur les effets néfastes du décrochage scolaire dans notre société. Ainsi, on célèbrerait nos succès de persévérance au lieu de brandir l’épouvantail socio-économique à nos jeunes pour les convaincre de demeurer sur les bancs d’école. La peur et la contrainte n’ont jamais donné de bons résultats dans le monde de l’éducation. Les statistiques sur le décrochage sont là pour nous le rappeler cruellement.

 

 

Comment l’enseignant peut-il prendre soin de sa voix lorsqu’il enseigne ?

Je me permets de publier un résumé d’une petite formation avec une orthophoniste. La formation était destinée à des enseignants dans le cadre d’une journée pédagogique. Cette information est particulièrement utile aux enseignants car, comme vous le savez, aucun cours de ce genre n’est offert dans la formation initiale universitaire de ces derniers. Pourtant, la voix est probablement leur plus grand outil.

Pour ceux qui sont intéressés, communiquez avec moi pour la référence de l’orthophoniste en question.

Quelques insolences

N’en déplaise à certains, je prends le loisir de poursuivre la publication de mes idées sur ce blogue. C’est que depuis que j’ai publié ma réponse à l’article publié dans La Presse, les commentaires pullulent sur ce site et bien peu sont élogieux. Ces commentaires négatifs sont, bien souvent, farfelus.

Il y a le ton. Mon ton serait condescendant et moraliste. Mes opinions seraient déconnectées du milieu. On m’a traité poliment de démagogue et lobbyiste de la Réforme. On m’a même traité de croisé (en faisant référence aux croisades chrétiennes du Moyen-Âge) et fait allusion à des bailleurs de fonds qui financeraient ce blogue. Ce dernier commentaire est assez amusant et démontre bien qu’il y a des personnes qui sont déconnectées. À l’heure du web 2.0, n’y a-t-il rien de plus facile et abordable que bloguer ? Mais la théorie du complot fait son œuvre dès qu’une voix s’élève contre celle de l’ordre établi ! Pour le reste, je ne relèverai pas les commentaires désobligeants d’une exceptionnelle bassesse de certains.

Ces commentaires, bien souvent, ne sont aucunement constructifs  sont souvent formulés de façon émotive. Quel est le but de critiquer ou remettre en question si on ne propose rien en échange ? Ou qu’on laisse nos émotions d’une dure semaine prendre le dessus ? Je peux croire que mes idées sont tranchées, qu’elles dérangent et qu’elles remettent en doute la conception que plusieurs ont de leur profession. C’est justement le but de ce blogue !

Les Insolences du frère Untel

Vous souvenez-vous du frère Untel et de sa citation assommante je pense qu’il faudrait fermer le Département (de l’Instruction publique) pendant deux ans, au moins, et envoyer tout le personnel enseignant à l’école ? Des mots lourds à l’époque qui ont contribué, croyez-le ou non, à la fonction enseignante. Quoi qu’il en soit, le frère Untel avait envoyé son manuscrit aux Éditions de L’Homme avec l’avertissement suivant : Attention ! Contenu explosif ! Ce dernier avait dû publier anonymement ses Insolences probablement par crainte de représailles dans un milieu où le regard des autres peut miner une carrière… En éducation, les critiques de l’intérieur sont mal vues, surtout si elles vont contre l’opinion générale. Toutefois, l’auteur avait bien compris qu’un contenu explosif est bel et bien nécessaire pour amorcer un changement qui, avec plus d’un demi-siècle de recul, nous permet de l’apprécier comme étant l’un des précurseurs de la Révolution tranquille. Aujourd’hui, l’internet permet à tout un chacun, s’ils en ont envie, de pouvoir s’exprimer. Les médias sociaux relaient l’information à tous azimuts à une vitesse qui aurait étourdi le frère Untel ! Cependant, malgré que les mœurs en éducation ont peu changé à certains égards depuis, il n’en demeure pas moins que les textes anonymes n’ont plus leur raison d’être, car, de nos jours, il paraît peu pertinent de partager sa vision si l’auteur qui l’énonce ne peut les appuyer par sa propre image et crédibilité. Mais, ironiquement et paradoxalement, en même temps, les critiques saisissent cette même image pour s’évertuer à en démolir la crédibilité. Ainsi, on évite la création d’un espace-débat qui peut permettre au monde de l’éducation d’évoluer à l’extérieur de l’immobilisme trop prêché par les mœurs établies et l’opinion dominante.

Néanmoins, je me permets de reprendre une citation d’André Laurendeau en préface des Insolences du frère Untel. Elle éclaire mon action sur ce blogue et celle de plusieurs éducateurs qui, comme moi, en ont plus qu’assez de constater que nous formons des cohortes d’automates: La déception, qu’il ressent très vivement, ne le rend pas amer, et s’il a parfois des mots lestes, c’est sans perdre le sens du sacré.

La Réforme

Peut-on cesser de référer au Programme de formation de l’école québécoise comme étant la Réforme ?  C’est terminé, les programmes ont été réformés il y a plus près de quinze années déjà (malgré que les dernières dispositions aient été adoptées il y a quelques années). Peut-on passer à autre chose ? Le terme Réforme, en ce qui me concerne, lorsqu’il est ainsi utilisé, au terme de son utilité temporelle, a une connotation péjorative. Si plusieurs enseignants ont toujours cette Réforme dans la gorge, c’est qu’ils ne veulent toujours pas prendre le temps de l’avaler pour la digérer. Peut-être veulent-ils poser en tant que résistants ? En victimes ? À les écouter (ou plutôt à les lire), rien dans le Programme ne vaut la peine d’être adopté. C’est le début de la fin du monde de l’éducation. Pourtant, lors d’une éventuelle prochaine réforme, censément dans une quarantaine d’années, on fera l’apologie du système actuellement en place. L’histoire n’est-elle pas une cruelle répétition d’une succession d’événements ?

Et qu’en est-il de ceux qui ont avalé le morceau ? Ces enseignants qui acceptent de travailler dans une atmosphère positive et qui se disent qu’en dépit des nombreuses imperfections du système, il y a possibilité de mener à terme son action éducative sur une base quotidienne. Ces mêmes enseignants réalisent qu’ils accomplissent de petits miracles chaque jour. Ils sont fiers d’eux, de leurs élèves et de leur profession. Ils s’investissent dans leur travail, accèdent à des formations via différents médias, réseautent, échangent, partagent, etc. Ils sont des agents multiplicateurs.

Ne pas désespérer

Rien n’est parfait dans le monde de l’éducation, c’est évident. C’est un monde humain, géré et organisé par des humains. Si parfois nous pouvons croire qu’il manque de solidarité entre les acteurs de ce réseau, il n’en demeure pas moins que tous aspirent aux mêmes objectifs. Dans cette perspective, je crois que le débat du changement en éducation est fondé, n’en déplaise aux apôtres du traditionalisme pédagogique et éducationnel. Avez-vous déjà remarqué qu’il existe bien peu de professions dans lesquelles les travailleurs se plaignent autant que nous, les enseignants ? Il ne faut pas se surprendre que les élèves se plaignent également de leur sort et que les parents nous critiquent autant !

Parce qu’en fin de compte, il est préférable d’amorcer une démarche de changement professionnel par sa propre initiative, plutôt que de se le faire imposer par autrui. Mais la situation n’est pas désespérée; une fois de plus, Laurendeau aurait consolé le frère Untel de façon diserte : il y a trop de monde qui désespère pour que la situation soit désespérée[1]. Autrement dit, il y a trop d’enseignants désespérés de constater l’effet des forces restrictives dans le milieu de l’éducation pour abandonner et s’y résigner. C’est ainsi que s’entreprend le changement dans le monde de l’éducation à l’aube du XXIe siècle.

 


Montaigne et la pédagogie active

Vous avez déjà pris la peine de lire les Essais de Montaigne ? À tout le moins, ceux sur l’éducation à travers le pédantisme (chapitre 24) et l’institution des enfants (chapitre 25) ? Vous trouvez ce monsieur trop… old school ? Possiblement, puisque ses essais ont été publiés à la fin du XVIe siècle. Mais détrompez-vous. Michel de Montaigne est probablement le père de l’éducation moderne et même, d’un certain sens, du Renouveau pédagogique !

Essais, livre 1, chapitre 24 : Du pédantisme

Le pédantisme est le propre de l’être qui étale son savoir livresque de façon vaniteuse, outrecuidante et complaisante. À ce sujet, Montaigne affiche clairement ses couleurs en faisant la promotion d’un savoir utile plutôt que livresque. Il hait par sur tout un savoir pédantesque (p. 204), dénonçant que nous ne travaillons qu’à remplir la mémoire et laissons l’entendement et la conscience vide (p. 208). Nous apprenons, non pour la vie, mais pour l’école (p. 215). Autrement dit, Montaigne clame que les savoirs scolaires sont souvent sans signifiance pour les jeunes et qu’ils sont décalés face à une application pratique dans le quotidien : il faut non seulement acquérir la sagesse, mais encore en tirer profit (p. 212).

L’enseignement par connaissances étoufferait-il l’esprit ? Paradoxalement, nuirait-il à la formation des élèves ? Il faut croire que l’approche par compétence du MELS soit appropriée et qu’il n’est pas une si mauvaise idée de sonner le glas de l’approche par connaissances ! Apprendre n’est pas une fin en soi, si ce n’est pour appliquer ces apprentissages en contexte empirique ! Néanmoins, les dernières années vécues dans le monde québécois de l’éducation nous ont permis de comprendre qu’en fait, une approche par compétence n’évacue pas pour autant les connaissances des cursus scolaires. Bien au contraire. Elles doivent y être intégrées dans le but de servir le développement des compétences. Instruire non par ouï-dire, mais par l’essai de l’action, en les formant et moulant vivement, non seulement de préceptes et paroles, mais principalement d’exemples et d’œuvres (p. 219). Donc, l’apprentissage doit être réalisé dans l’action et réinvesti de la même façon. Montaigne aurait-il jeté les bases de la pédagogie active dès la fin des années 1500 ?

Essais, livre 1, chapitre 25 : De l’institution des enfants

En effet, la pédagogie active et l’approche socioconstructiviste semblent omniprésentes dans la conception de l’éducation chez le sage français : Je ne vise ici qu’à découvrir moi-même, qui serai par aventure autre demain, si nouvel apprentissage me change (p. 227). Lorsqu’il peint le paysage du monde de l’éducation de l’époque, il y a malheureusement de fortes ressemblances avec ce que nos élèves vivent aujourd’hui, près de 450 ans plus tard. Le monde de l’éducation occidental a-t-il mal vieilli ?

(…) un enfant de maison, qui recherche les lettres, non pour le gain (…) ni tant pour les commodités externes, que pour les siennes propres et pour s’en enrichir et parer au-dedans, ayant plutôt envie d’en réussir habile homme, qu’homme savant, je voudrais aussi qu’on fût soigneux de lui choisir un conducteur, qui eût plutôt la tête bien faite, que bien pleine : et qu’on y requît tous les deux mais plus les mœurs et l’entendement que la science : et qu’il se conduisît en sa charge d’une nouvelle manière. On ne cesse de criailler à nos oreilles, comme qui verserait dans un entonnoir ; et notre charge n’est que de redire ce qu’on nous a dit. Apprendre en lui faisant goûter les choses, les choisir, et discerner d’elle-même. Quelquefois lui ouvrant le chemin, quelquefois le lui laissant ouvrir. (p. 230).

Devant un tel constat, inutile d’organiser des recherches tous azimuts pour comprendre les causes profondes du désintéressement de nos élèves et leur démotivation : Notre âme ne branle qu’à crédit, soit sous l’autorité d’autrui. (…) notre vigueur et liberté est éteinte (p. 231). Qui suit un autre, il ne suit rien : Il ne trouve rien : voire il ne cherche rien. Qu’il sache qu’il sait au moins (p. 232). Sommes-nous en train de former des automates depuis tout ce temps ? L’école est-elle un lieu insipide où bon nombre d’enseignants contribuent, quotidiennement, inconsciemment, à former des têtes bien pleines conditionnées à radoter ce qu’elles y ont appris, et ce, pendant la durée de leur vie, en contexte personnel, familial, institutionnel et professionnel ? Triste constat alors que nous visons le développement du jugement critique chez nos jeunes… À ceux qui veulent apprendre nuit le plus souvent l’autorité de ceux qui enseignent (p. 231).

Probablement que cette mauvaise tradition qui s’est perpétuée jusqu’ici a su maintenir son rythme grâce à une certaine noirceur due à la dictature de la connaissance exercée par le monde scolaire, alors que l’accès à la connaissance passait obligatoirement par l’enseignant. Désormais, l’accès à la connaissance s’est démocratisé avec l’avènement de la technologie et surtout, grâce à ses multiples possibilités de portabilité. Actuellement, un fort nombre d’élèves tient dans sa poche, bien souvent contre les règles de vie de leur école, la somme des connaissances produites par l’humanité. Les téléphones intelligents donnent un accès immédiat à Google et à tous ces géants permettant la libre circulation de l’information.

Actuellement, la connaissance est accessible dans son immensité. Aucun enseignant ne peut rivaliser avec l’internet. S’il tente de le faire, il s’empêtrera certainement dans son savoir qu’il dispensera de façon livresque et pédantesque : fâcheuse suffisance, qu’une suffisance pure livresque (p. 234). Ce que les élèves d’aujourd’hui nécessitent, c’est l’aspect didactique et pédagogique de la gestion des connaissances, ce que seul un enseignant peut leur assurer. L’enseignant est plus que jamais un didacticien, un pédagogue et un éducateur dans le sens le plus noble du terme. Enseigner, au 21e siècle, nécessite d’être un stratège de la connaissance puisqu’on vise son intégration de façon complexe chez l’élève, à travers différentes compétences à être réinvesties dans l’action afin d’être intégrées de façon durable. Pour ce faire, il importe que l’enseignant descende de sa traditionnelle tribune pour être directement actif auprès de ses protégés : Et est l’effet d’une haute âme et bien forte, savoir condescendre à ses allures puériles, et les guider (p. 231).  

Le monde de l’éducation est définitivement en pleine mouvance. L’intégration des technologies est l’étincelle qui permette à ce conservatisme d’être évacué au profit des nouvelles stratégies d’enseignement. Cette révolution bat actuellement son plein et quotidiennement, de nouveaux enseignants joignent les rangs de cette force de changement, et ce, au bénéfice des élèves que nous formons. Car, comme le cite si bien Montaigne, humide et molle est l’argile; c’est maintenant, maintenant qu’il faut se hâter et la façonner indéfiniment sur la roue agile (p. 251).

**Les citations de Montaigne sont extraites telles quelles, en ancien français, et sont tirées de : DE MONTAIGNE, Michel, Les Essais, Paris, Librairie Générale Française, 2001, 1853 p.

Technopédagogie et pédagogie active

Les TIC et la motivation scolaire
La technopédagogie est un néologisme adopté par le monde de l’éducation, lequel traduit une réalité incontournable au XXIe siècle : l’intégration des TIC à la pédagogie. Au Québec, nous réalisons honteusement que le taux de décrochage scolaire oscille autour de 30% et ce, en dépit du fait que les gouvernements prétendent  vouloir le faire diminuer et prennent une série de mesures pour y parvenir, lesquelles, bien tristement, s’avèrent peu fructueuses.

Également, il existe un clivage important entre les natifs numériques, cette nouvelle génération d’élèves branchés et compétents au niveau technologique. Ces derniers sont tombés dans la potion et adoptent un mode de vie numérique pour ne pas dire virtuel. À l’opposé, on trouve des enseignants, des parents qui utilisent leur appareils, dans bien des cas, de façon incomplète. Ils les utilisent pour leur fonction première (une caméra pour prendre une photo, un téléphone cellulaire pour téléphoner, etc). Ils considèrent d’ailleurs souvent ces appareils comme étant des gadgets. Ces immigrants numériques intègrent partiellement les TIC à leur vie, mais sans plus, contrairement aux plus jeunes qui les exploitent à fond.

La technopédagogie se veut ainsi le rapprochement de ces deux solitudes autour d’une stratégie pédagogique rassembleuse, maximisé par des enseignants soucieux de renouveler leur pratique professionnelle en vue de l’adapter aux nouvelles réalités de leur clientèle, constituée d’élèves motivés à apprendre différemment.

Selon les études de Thierry Karsenti, titulaire de la Chaire de recherche sur les TIC en éducation, il existe un lien positif direct entre l’intégration des TIC à la pédagogie et la motivation scolaire. Il appert que la modification du contexte scolaire a effectivement un rôle important à jouer avec la persévérance scolaire. Entre autres, on parle de :

  • Réalisation d’apprentissages mobilisateurs plaçant l’élève au coeur de l’action;
  • Création d’un espace créatif renouvelé autant chez l’élève que chez l’enseignant. C’est en quelque sorte, le retour de la valorisation de la créativité pédagogique, sur laquelle s’appuie une nouvelle dimension de la flexibilité pédagogique;
  • Retour de l’aspect ludique de l’enseignement. Oui, il est possible d’avoir du plaisir en classe et ce n’est pas vrai que l’apprentissage doit être ennuyeux ou même douloureux. Les recherches démontrent clairement qu’un élève qui s’amuse en classe en est un qui réussit mieux;
  • L’importance du réseautage. Les élèves connectent étroitement entre eux. Cela fait partie de leur vie. Ils le font virtuellement, ce qui explique entre autres l’importance qu’ils accordent à leurs appareils électroniques portatifs. Ils communiquent virtuellement dans plusieurs sphères de leur vie désormais numérique : autant dans leurs travaux scolaires, qu’au niveau des médias sociaux qu’au niveau des jeux vidéos.

Le retour du ludique et du créatif dans un monde pédagogique en proie à l’ennui et à l’inertie
À la suite de ces constats, on se rend compte que les TIC nous permettent d’apprendre à mieux apprendre. Nous réalisons également que la technopédagogie est impossible à réaliser sans une pédagogie active. Il est donc pertinent de prétendre que l’amalgame de la pédagogie conventionnelle combinée à l’utilisation d’outils technologiques en classe est carrément un désastre. Afin d’intégrer les TIC à la pédagogie, cela vise indubitablement un virage.

La pédagogie active implique donc une action directe et soutenue auprès de l’élève, ce qui pave la voie à la pédagogie différenciée. Cette dernière sort un peu de son contexte habituel. Sans nécessairement renier la nécessité de différencier ses interventions pédagogiques en fonction des élèves sous la responsabilité de l’enseignant, cette différentiation est surtout orientée vers la stimulation de la créativité chez l’élève en lui permettant de réaliser un travail dans la forme qui l’intéresse. Les objectifs à atteindre et les consignes sont indiqués. Le reste appartient à l’élève qui utilise sa créativité et les outils mis à sa disposition afin de réaliser la tâche que l’enseignant lui a soumise. C’est le type de différentiation pédagogique qui devient possible avec les perspectives technopédagogiques qui s’offrent désormais au monde de l’éducation. Mais, à première vue, cela peut faire peur aux enseignants. Comment cette pédagogie active peut-elle être applicable dans l’état actuel des choses où les classes sont bondées ? Impossible pour un enseignant d’être actif auprès de tous en même temps. D’où l’importance d’instaurer les conditions idéales d’enseignement coopératif. La classe contemporaine n’est plus le terrain d’exécution de la dictature du savoir où l’enseignant a le monopole de la connaissance. C’est un terrain fertile de coconstruction des savoirs. L’enseignant, certes connaissant, est surtout un stratège de cette connaissance, car il oriente l’élève vers sa découverte. Mon collègue Sébastien Stasse illustre la situation de cette façon sur son compte Twitter: L’arrivée des appareils mobiles en éducation ne peut que conduire à transformer le rôle de l’enseignant soliste à celui de chef d’orchestre.

Si l’élève est sous-stimulé ou qu’il s’ennuie, il éprouvera le besoin de se distraire. C’est inévitable. Et cela n’est pas seulement propre à l’adolescent, mais bien à l’ensemble de l’humanité. L’impression de faire du temps est la pire perception qui doit être évacuée hors du monde de l’éducation, car elle est à la base du désengagement scolaire, cette forme de décrochage scolaire de l’esprit.

Parallèlement, on entend souvent les mêmes critiques. Les technologies sont en fait des jeux pour les élèves. Et puis ? C’est bien tant mieux si les élèves peuvent combiner jeu, plaisir et apprentissage. Les apprentissages réalisés dans une atmosphère de plaisir sont plus durables et signifiants pour les apprenants, petits et grands. C’est une occasion de perdre du temps. Effectivement, un élève en proie à l’ennui en est un qui perdra son temps avec ce qui l’occupe ou le passionne : réseaux sociaux, jeux, sites web d’intérêt, etc. Dans ce cas, deux solutions peu imaginatives s’imposent : soit que l’on interdise ces appareils en classe ou que les élèves ferment leur appareil. A priori, on réalise que la contrainte n’a jamais donné de résultats probants en milieu scolaire. Secundo, à quoi sert d’avoir ces outils sur les pupitres s’ils sont fermés ? En fait, ce n’est pas les TIC en classe qui sont une perte de temps. C’est l’ennui causé par des cours peu stimulants et mobilisateurs qui incite à des élèves à faire autre chose et à décrocher de ce qui se fait en classe. N’est-ce pas une facette de la nature humaine de s’ennuyer lorsque peu actif, stimulé ou intéressé ?

Des connaissances au bout des doigts… dans les poches !
Plus que jamais, le rôle de l’enseignant est d’enseigner des compétences liées au traitement de l’information puisque les connaissances sont disponibles au bout de nos doigts, dans nos poches. Nous assistons à une explosion de la disponibilité de l’information et à une surexposition des médias facilitant et façonnant nos communications. Mais, alors que nous communiquons de plus en plus, la qualité de ces rapports est discutable. L’enseignant éduque donc l’élève à se servir convenablement de ces connaissances en plus de l’éduquer à l’éthique de la recherche de sources convenables et crédibles. C’est, en quelque sorte, contribuer à développer esprit critique.

L’enseignant n’est plus l’unique pôle de connaissance et il doit céder sa place à l’affluence des connaissances en circulation grâce à Google, Wikipedia et leurs milliers d’émules. L’enseignant qui se sent diminué professionnellement face à ce fait ne réalise pas qu’en fait, c’est plutôt la nature de son travail qui évolue.

Également, ces enseignants accros au contrôle de toutes les facettes de leur classe sont inquiets : cette démocratisation des savoirs a de quoi menacer leur gestion de classe et la conduite de leurs activités pédagogiques quotidiennes. Les TIC sont une perte de contrôle sur les orientations que peut prendre un cours. Étant donné que les horizons sont illimités, les chemins de la connaissance que peuvent emprunter les élèves sont certainement hors du contrôle de l’enseignant qui n’a possiblement toutes les réponses à ces éventuelles questions. Si pour certain, c’est un dur rappel à l’humilité que de réaliser que l’on ne sait pas tout, il n’en demeure pas moins que les élèves ont le droit de réaliser des apprentissages hors de ceux déjà réalisés par leur enseignant. De plus, pour d’autres enseignants, les perspectives de coconstruction des savoirs et de coproduction de contenus sont des situations haletantes et motivantes. Ne faut-il pas simplement lâcher prise et accepter de simplement guider et orienter les élèves en acceptant de découvrir des connaissances avec eux ? Finalement, si on enseigne aujourd’hui de la même façon qu’il y a 10 ans, il se peut effectivement qu’on perde le contrôle de la classe. C’est à ce moment que l’attention des élèves se fixe sur une panoplie de sujets complètement hors propos, facilités par les TIC.

Ce qui est fascinant avec la technopédagogie c’est qu’autant pour les enseignants que pour les élèves, le tout en est à ses balbutiements et que tous découvrent en même temps et ensemble les rudiments de ce qui n’a plus de limites. C’est en quelque sorte la transformation du milieu scolaire en immense laboratoire de collaboration et de réseautage tous azimuts avec des individus qui, bien qu’ils maitrisent les TIC à différents niveaux, visent tous les mêmes objectifs. Prendre le virage de la révolution du monde de l’éducation du XXIe siècle.

 

 

 

 

 

Les sept caractéristiques des technopédagogues hautement efficaces

Nous venons de lire un court article sur un blogue américain intitulé AlwaysPrepped, ou toujours préparé (dans le sens de préparation ou planification pédagogique). Court, mais plein de bons sens car on y fait référence à 7 caractéristiques incontournables chez l’enseignant technopédagogue. Également, nous vous rappelons que, selon le référentiel des 12 compétences professionnelles chez les enseignants québécois, la compétence #8 est sans équivoque : intégrer les technologies de l’information et des communications aux fins de préparation et de pilotage d’activités d’enseignement-apprentissage, de gestion de l’enseignement et de développement professionnel. 

Voici ces sept caractéristiques, traduites en français et augmentées au goût du jour :

1. Ils visent un but précis en utilisant les outils technologiques

En aucun temps, ils n’utilisent la technologie simplement pour l’utiliser. Ils le font avec un but en tête ou s’en servent pour déployer une stratégie. La technologie est un outil au service de la pédagogie et de son pédagogue et non pas l’inverse.
 

2. Ils sont flexibles et démontrent une bonne capacité d’adaptation

Évidemment, ils sont flexibles et sont en mesure de s’adapter aux nouveautés technologiques. Ils savent pertinemment qu’ils devront s’adapter encore dans deux ou trois ans à de nouveaux outils. Mais cette perspective ne les effraie pas, au contraire. Ils sont stimulés par cette situation puisqu’ils entrevoient les possibilités d’être des enseignants plus performants, dispensant un enseignement de qualité supérieure.

Jamais l’idée de devoir réviser leur planification de cours ainsi que leurs leçons ne les effraie puisqu’ils n’ont jamais entretenu une perception de l’enseignement comme étant statique et à l’abri d’inévitables mises à jour de leur propre développement professionnel.

3. Ils sont ouverts au changement

Pour eux, le changement est une occasion enivrante de faire les choses différentes et c’est une nouvelle occasion de se dépasser. Ils ne subissent pas le changement, ils le génèrent. En période d’instabilité, ils sont des forces motrices et influencent positivement les forces restrictives, plus réfractaires au changement. Ces enseignants sont donc les premiers à adopter de nouveaux outils alors que leurs collègues se complaisent souvent dans leur confort routinier. Le monde a beau détester le changement, il n’en demeure pas moins que c’est ce même changement qui apporte l’innovation et le progrès.

4. Ils partagent à outrance

Ces enseignants sont de la trempe de ceux qui donnent sans compter et qui partagent autant leurs découvertes que le matériel qu’ils créent. Ils savent pertinemment qu’ils ont beau partager, ils empruntent probablement autant. Ils travaillent en réseau et non en silo et ce réseautage s’effectue autant à travers des colloques ou ateliers divers qu’au niveau du partage grâce aux réseaux sociaux, entre autres Twitter et Facebook. Ces pédagogues exportent leurs pratiques gagnantes vers d’autres collègues issus de contrées lointaines ou non et importent celles de ces mêmes collègues pour apprêter le tout à leur style d’enseignement et à la culture de leur établissement.

5. Ils sont des ambassadeurs

Ils savent convaincre l’administration de débloquer les ressources nécessaires pour supporter leurs stratégies d’enseignement avec des outils technologiques. Également, ils sont en mesure de rendre ces mêmes outils faciles à utiliser pour leurs élèves et d’en expliquer quels avantages ils peuvent en tirer. C’est la même chose pour les parents de ces élèves qui peuvent parfois se sentir inquiétés de voir les TIC envahir l’espace éducatif. Ces enseignants sont des agents multiplicateurs positifs et transmettent l’envie aux autres enseignants de travailler à se dépasser professionnellement.

6. Ils sont prévoyants et clairvoyants

Ils planifient d’avance et son rarement à la dernière minute. Ils savent quel outil utiliser pour chaque situation d’apprentissage ou d’évaluation et ne laissent aucun détail au hasard.

7. Ils sont impliqués et actifs

Leur enthousiasme pour l’utilisation d’un nouvel outil est facilement décelable et cette excitation est à la base de l’appréciation de l’élève qui se sent stimulé et actif dans ses apprentissages. Comment se sentir autrement lorsque l’élève est en contact avec un enseignant stimulant et actif ? C’est contagieux !

 

Bien que l’article fasse état de sept caractéristiques, nous estimons que l’on pourrait en ajouter une huitième. En effet, plusieurs craignent, avec l’avènement des TIC en éducation, que les relations entre les différents acteurs du monde scolaire se déshumanisent au profit d’une certaine virtualité relationnelle. Les enseignants-technopédagogues utilisent les TIC comme outil et non comme une fin en soi. Cette technologie est au service de l’enseignement et non le contraire. Cela dit, bien au contraire de la crainte souvent répandue, les TIC, sous l’emprise de ces enseignants, favorisent les relations constructives entre les humains.

Popplet et son potentiel pédagogique

 

Expliquer efficacement, avec peu de mots

Voici un outil intéressant qui permet de travailler autrement pour les élèves et enseignants. Grâce à Popplet, les élèves peuvent organiser leur pensée de façon différente en utilisant des images, dessins, vidéos pour démontrer des concepts propres à une thématique. L’expression populaire soutient qu’une image vaut mille mots. Popplet l’a compris. Pour chaque image ou bulle, il y a possibilité d’ajouter  quelques mots qui peuvent venir justifier l’idée ou préciser les liens entre deux bulles.

Ce que je vois comme potentiel, en premier lieu, est certainement la diminution de la nécessité d’écrire et d’utiliser des mots pour décrire un concept, un situation. C’est l’art de lier le schématique et le concis et de l’appliquer à toutes les sauces pédagogiques possibles et imaginables. Parce qu’aujourd’hui, il n’est plus vrai que les élèves doivent rédiger des travaux qui, pages après pages,  décrivent une réalité.

Comprenez bien, Popplet permet de donner une réelle importance aux mots sans toutefois les utiliser. Est-ce que cette application internet se doit de remplacer les bonnes vieilles dissertations ou rédactions plus théoriques ? NON ! C’est comme dans n’importe quel outil ou stratégie pédagogique. On doit l’utiliser en alternance et avec parcimonie afin que l’intérêt et la pertinence de l’utiliser avec les élèves demeure élevé.

 

Apprendre à travailler en équipe

Au-delà de la question de l’organisation graphique de l’information, il y a toute la question du partage et de la possibilité d’accomplir un véritable travail collaboratif chez les élèves (et chez les profs). En créant un Popplet, on peut y donner accès à des collègues qui contribuent au travail en les invitant. Chaque contribution est identifiée au nom de l’usager ayant ajouté ton grain de sel. C’est fantastique! Plus de j’ai tout fait le travail tout seul ou de il n’a rien fait ! Facilement, il est possible de transférer et éditer le document afin qu’il reste toujours actuel et pertinent. Popplet permet de devenir l’outil technopédagogique par excellence, avec Prezi, pour permettre aux élèves de développer une compétence non disciplinaire du Programme de formation du MELS : Apprendre à travailler en équipe. Bref, favoriser l’utilisation de Popplet en classe n’est pas seulement une façon de prézenter un contenu disciplinaire mais c’est surtout une façon d’apprendre à collaborer en situation d’apprentissage.

Également, il y a possibilité de consulter la fonction Time Warp qui équivaut à la transformation du fichier dans le temps, étape par étape avec l’heure précise de chacun des modifications !

 

Intégration multimédia

Finalement, comme toute bonne application web, il y a une possibilité d’y intégrer ou de partager de l’info qui provient des médias sociaux d’envergure : Flikr, YouTube, Facebook, Twitter. Idem pour Google Maps qui nous permet d’insérer des cartes. Il est évidemment possible d’exporter le tout en format .jpg ou .pdf et d’envoyer le tout par courriel.

Finalement, il y a un mode de présentation qui est très intéressant et qui permet de centrer clairement l’attention de l’auditoire sur les images ou brides de textes de chacune des bulles. Le principe ressemble étrangement à celui de Prezi. Vous pouvez d’ailleurs consulter notre billet sur ce service via notre site.

 

Voir un exemple simple (et pas très pédagogique) de notre premier contact avec Popplet :

Cependant, on ne peut faire que 5 popplet avec la version gratuite. Sinon, il en coute 30$ annuellement. Il existe des licences éducationnelles disponibles mais, triste constat, le rabais n’est pas substantiel. Pour de plus amples informations sur les rabais pour le monde scolaire, cliquez ici.

Finalement, n’oubliez pas que Popplet est une application web. Il se peut donc que, lorsque vous l’utiliserez en classe, le site ne soit pas accessible ou que votre réseau sans-fil soit en panne.